Sélectionner une page
Vers un monde sans Facebook mais avec blockchain ?
Vers un monde sans Facebook mais avec blockchain

Blockchain, Bitcoin, Ether, blockchain encore et encore. Et si, le temps d’un instant, on laissait de côté l’effet de mode, le “buzzword”, les arnaques et les tentatives de devenir riche, tout à coup, via des monnaies à peine plus solides que les billets Monopoly. Le principe de la blockchain, c’est la décentralisation. En revenant à ces sources, il est envisageable de trouver des usages positifs à cette technologie. Aujourd’hui, l’un d’entre eux pourrait être de remplacer Facebook par un réseau non seulement sécurisé mais également décentralisé (donc non dépendant d’une poignée d’individus tirant les ficelles – et empochant le pognon).

 

Un nouveau Facebook ? Encore et encore ! Qui, ici, se souvient de Peach, de Mastodon voire du dernier mort-né, Vero ? A l’image d’un bon épisode de Game of Thrones, les hordes d’imposteurs chargent le mur dans l’indifférence quasi-générale de la populace et de la garde. Monter une infrastructure équivalente à celle d’une plateforme de dimension mondiale et de milliards d’utilisateurs tout en réussissant à attirer cette base de quidams, leurs amis, leurs familles et autres connexions sur un réseau qui n’a pas fait ses preuves relève, de nos jours, de la mission quasi impossible.

 

A moins que … . Dans les recoins du monde des cryptomonnaies et autres blockchain, il se susurre que la baguette magique qui pourrait ébranler la bête Facebook ne serait autre que la décentralisation. Celle des utilisateurs en charge de leurs données qu’ils encryptent eux-mêmes, qu’ils conservent là où ils le souhaitent, partagées uniquement avec leur accord explicite et ainsi de suite.

 

L’avenir ? Oui et non. Bien que l’on parle régulièrement blockchain pour les réseaux, en particulier pour permettre une vérification des profils, les groupes actuels se posant en avocats pour un usage de la blockchain font face à une problématique importante. Ils voient trop grand.

Bitcoin, ça vous dit quelque chose ? La monnaie virtuelle, décentralisée, pas nécessairement honnête et, surtout, qui s’est prise à voler un peu trop près du soleil (tombant d’un prix dépassant les 20 000 dollars au plus haut à moins de 9 000 désormais).

Alors, pour avancer, il faudrait commencer petit avec des groupes de test, vérifier et améliorer les processus puis déployer sur le long terme. Une approche plus sérieuse et solide qui, cependant, va très certainement se heurter, non seulement aux gouvernements qui regardent du côté de la blockchain pour nos documents et autres identifications mais également les groupes comme Facebook et Google, entre autres, qui, avec leurs moyens et leurs bases d’utilisateurs pourraient déployer aisément à grande échelle … . Mais peut-être pas de manière aussi décentralisée que l’on ne le voudrait.

Quoiqu’il en soit, l’heure reste propice aux populations de la blockchain. Avant de viser à remplacer les mastodontes et autres services centralisés, le but est d’offrir une nouvelle alternative. L’approche est simple, focalisée sur l’avantage pour les utilisateurs mais ne cherche pas à aller conquérir des populations désintéressées pour le moment. C’est une démarche à l’image des bitcoins. Une alternative aux monnaies centrales qui n’intéressait initialement qu’une marge ridicule de la population. Avant de croître et de gagner en importance certes;  puis se casser la figure perdue dans une mer d’incertitudes et de doutes. Mais l’approche est là.

Les évolutions sont là également, dans les outils déjà disponibles. Ethereum qui est bien plus qu’une monnaie, vous laisse faire tourner un code arbitraire de manière décentralisée et a la volonté (et la capacité) d’aller beaucoup plus loin; Blockstack, qui dispose d’une app de micro-blogging décentralisée ou encore d’autres mastodontes industriels comme Huawei qui annonce un smartphone “blockchain-ready” qui permettrait non seulement de disposer d’un portefeuille sécurisé et d’un accès à des apps sur la blockchain mais également des transferts de monnaies “fiat” en cryptomonnaies.

Les outils sont là; et ceux qui ne le sont pas encore arrivent. Certes Facebook est bien parti pour durer encore quelques temps mais est-ce qu’une alternative plus petite, un peu moins facile d’usage et avec beaucoup moins d’amis ne serait pas une option valable ? Pas tout de suite mais petit à petit, pour aller dans le sens de la réduction des problématiques d’addiction, de santé mentale, de données personnelles perdues dans la nature et, finalement, de vie d’une vie électronique qui ne nous appartient pas.

L’avenir ? Votre “Facebook” personnel ? Un réseau sur lequel vous avez le contrôle, vous êtes vous-même et décidez de chaque action. Pourquoi pas. Maintenant, reste la question de l’implémentation technologique, au niveau mondial. Rien n’est simple et la solution n’est potentiellement pas encore trouvée. Mais, pour commencer, étudier les options, viables ou non, nous offre un regard sur le Facebook du futur.

Cela pourrait vous intéresser…